À l'âge où ses camarades apprenaient à lire et écrire, Mathis Akengin découvre un intérêt pour une autre forme d'expression : le piano. Le jeune instrumentiste entre à six ans au Conservatoire, institution qu'il va fréquenter pendant quinze ans et compléter par un passage à la Haute École de Musique de Lausanne.
Pourtant, le jeune Franc-Comtois ne veut pas se limiter au classique. Très vite, les musiques actuelles attirent son attention. À douze ans, il crée son premier groupe. À vingt-cinq ans, la liste des collaborations est déjà remarquable : Dead Chic (rock), Eméa (world-soul), Alexandrie (pop), Neptune Quartet (jazz oriental).
Riche de toutes ces expériences, Mathis envisage un projet solo dans lequel il pourra créer librement. Tout va naître du piano — de la rythmique tapotée sur la structure en bois aux mélodies. Entre envolées pianistiques à la Chilly Gonzales et culture indie-pop, le « Passage des fleurs » offre un univers onirique où la poésie d'Agnès Obel rencontre les sonorités de Jeanne Added et la délicatesse de Patrick Watson.
Un univers musical qui fusionne racines françaises et turques avec une délicatesse rare. À suivre de très près.
Quelque part entre Chilly Gonzales et Patrick Watson — une voix singulière sur la scène française du piano indie.
Mer d'Hiver confirme l'émergence d'un talent à l'identité forte, qui sait faire chanter le piano sans jamais forcer.